COMMENT CONSULTER LES ATLAS HISTORIQUES EN LIGNE

Le site de la Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BANQ) a regroupé pour les internautes tous les plans, cartes et atlas historiques portant sur Montréal qui furent numérisés au fil des ans.

Pour y accéder, il suffit d'inscrire dans la case appropriée de la page d'accueil: plans montréal.

La page obtenue renferme différents outils qu'on vous invite à découvrir par vous-mêmes. Outre les atlas historiques, présentés plus bas, on trouve également les plans d'incendie, soit le deuxième item, qui sera abordé comme un outil distinct.

Arrêtons-nous plutôt au premier item, soit la liste des principales cartes utiles à la recherche pour la ville de Montréal.


Attirons votre attention sur les atlas historiques qui ont l'avantage de couvrir l'ensemble du territoire construit aux différentes époques. Notons que la démarche illustrée plus bas pour les atlas reste grossièrement la même que celle permettant une consultation des plans d'incendie.




Les différents atlas historiques de Montréal constituent assurément une source précieuse pour les amateurs d’histoire. L’atlas publié de 1912 à 1914 est particulièrement riche pour découvrir la ville au début du XXe siècle. Pour les besoins de cet exercice, nous simulerons une recherche du secteur Saint-Denis et de Saint-Vallier afin d’illustrer la démarche.







La page d’accueil de l'atlas présente l'index de ses 4 volumes qu’on consultera avec soin afin d’identifier la ou les cartes du secteur recherché.

Le volume 3, partie sud, sur lequel on clique, représente la zone désirée.




On accède alors aux numéros des planches correspondant chacune à une carte découpant les différents quartiers de Montréal.

En parcourant la carte-index, on constate que la planche correspondant au secteur entre Beaubien et Saint-Zotique porte le numéro 327.












Pour accéder à cette planche, il faut ensuite cliquer sur «Retour à la liste des images». Et c’est à la 13e page sur 19 que se trouve la planche 327, reproduite ci-contre.






Examinons maintenant une partie de cette carte portant sur les rues de Saint-Vallier et Saint-Denis.











Quelques précisions permettent de mieux apprécier la qualité des informations contenues dans cet Atlas. En effet, on y distingue au départ quelques lots encore vacants et des bâtiments revêtus de brique ou de pierre (en rose) qu'on distingue de ceux construits en bois (en jaune).

Devant chaque bâtiment, les adresses civiques des maisons sont indiquées tout comme le numéro du lot. On trouve également les anciens noms des rues, détail qui peut s’avérer utile lors d’une recherche plus avancée dans les Annuaires municipaux.

C’est le cas de la rue de Saint-Vallier qui auparavant s’appelait Huntley (Huntly).

Une comparaison du même secteur cartographié avec l'atlas de 1907 souligne avec force l'utilité de cette source. Comme on peut le voir, la rue Saint-Denis n'a alors encore accueilli aucune maison tandis que le développement urbain est commencé sur la rue de Saint-Valier.


Ces atlas sont également commodes pour retrouver les adresses des maisons de cette époque, puisque les adresses civiques d'aujourd'hui ne datent que de la deuxième moitié des années 1920. Les bâtiments plus anciens ont donc affiché d'autres numéros civiques. Sur le lot 496 de l'atlas de 1907, on peut lire, par exemple, les adresses 832 et 830 tandis que de l'autre côté de la rue, on y voit les adresses 821, (82)3, (82)5, (82)7 et (82)9.

Retenons cette non-pérennité des adresses, sur laquelle nous reviendrons dans la section «En savoir +».