COMMENT TROUVER LA DATE DE CONSTRUCTION
DE NOTRE MAISON:une introduction

Si on a généralement l’habitude de croire que le bâtiment que l’on habite est plus jeune qu’il ne l’est en réalité, il n'y a qu'une façon d'en avoir le cœur net, c'est d'effectuer une recherche sur le web. Voici comment.

Deux méthodes de datation s’offrent aux internautes : celle qui s’appuie sur la consultation des annuaires municipaux et celle qui consiste à consulter le rôle d’évaluation municipal. Si la première exige quelques détours que l’on expliquera plus loin, la deuxième permet des résultats immédiats grâce à une carte interactive mise en ligne par Radio-Canada au printemps 2017. Cette carte synthétise plus de 300 000 dates de construction telles qu’estimées ou déterminées par le Bureau d’évaluation foncière de la ville de Montréal. Elle est assurément le point de départ de toute recherche sur l’âge des bâtiments montréalais.

Cependant, étant donné qu’elle ne couvre présentement que 75% des bâtiments, il se peut que l’internaute n’y trouve pas de réponse. Si tel était le cas, on l’invite à interroger directement le rôle d’évaluation de Montréal qui lui fournira sans doute la date recherchée.

Mais afin de mesurer avec encore plus de justesse les informations indiquées par le rôle, nous avons eu recours à une autre méthode qui mise sur les annuaires municipaux publiés annuellement depuis de milieu du XIXe siècle. Ces annuaires, organisés par noms de rue, indiquent notamment les noms des chefs de famille habitant dans tous les logements de la métropole. La méthode part du principe, tout simple mais presque irréfutable, que la première mention de l’existence d’une adresse civique dans ces annuaires signale l’arrivée d’un nouveau logement et donc du bâtiment qui l’abrite. Nous avons donc appliqué cette méthode à une cinquantaine de maisons de différentes époques afin de comparer les dates indiquées par le rôle avec celles obtenues par l’utilisation des annuaires.

Le tableau suivant synthétise les résultats obtenus et indique en caractère gras les écarts de trois ans et plus entre les deux méthodes.

Un constat s’impose à l’examen du tableau comparatif : plus les bâtiments sont anciens, plus les dates de construction indiquées par le rôle risquent de s’écarter de l’année de la construction établie par les annuaires. Si nous avons la certitude que cette dernière méthode donne des résultats plus précis, il faut convenir qu’elle est fastidieuse et qu’elle se complexifie dès que l’on a affaire à une maison construite avant la fin des années 1920, alors que les maisons présentaient des adresses civiques différentes de celles d’aujourd’hui. Trouver l’ancienne adresse d’un bâtiment pour ensuite de recourir aux vieux annuaires n’est guère aisé, mais le site, dans la section «en savoir plus» donne quelques trucs pour y parvenir.



--------------------------------------------------